Prochaines expositions



du côté du paysage 2015

Bleu immobile 75x54

Curieusement, mon souvenir s’estompe, je ne vois plus que ses yeux bleus.
 Ils se confondent avec la mer, je m’y noie.
 

Derrière la dune 75x54

Je peins la dune. Je n’ai plus de blanc, mon ocre est sale.
Le jaune s’impose comme ultime recours, j’en abuse. J’éternue et dérange une buse variable.



Montagne bleue

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Les monts d’Arrée se sont réfugiés au creux du volcan mort depuis la disparition de Mélusine partie conquérir le cœur de Richard. Les bretons orphelins ont alors convertis leur blues en brume opaque. La nuit, le froid bleuit les alentours. Ne pas s’endormir pour ne pas se réveiller au pays des elfes et des fées, par peur de ne jamais revenir.

Montagnes sordides 80x80

Un ami me montre les photos de ses vacances. Je ne comprends pas son attrait pour ces paysages désolants, secs, arides, déserts, vides d’espoir. Je décide de rentrer et de peindre une contrée sordide.


Régates au royaume d’Ys

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La ville basse célèbre sa disparition dans les flots bleus par de somptueuses régates fantasques. Les voiles des vainqueurs s’étalent immobiles dans l’azur. Les marins s’attardent encore un peu, juste une minute encore, encore une dernière seconde avant de retourner au milieu des flots.



Du côté de chez Monet ? 80x80

Ou en Toscane ? Derrière chez moi ? Par chez vous ? C’est où on veut et on le veut bien.


Terre de feu ou lune encombrée

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Un dimanche de mars sur la Lune particulièrement encombrée. Et si on allait pique niquer sur la Terre ?


Conquête de la solitude blême
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L’ermite s’interroge : relire la tentation de Saint Antoine ou regarder le journal télévisé et pleurer ?
 Finalement, non, il sort et rit avec les oiseaux.


Conquête de la solitude pâle

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L’héroïne, diaphane, s’ingénie, ingénue, à disparaître à la vue du prédateur.



Conquête de la solitude partagée

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Heureux qui comme Ursula a fait une belle croisière dans  les fjords.
 Pendant la traversée, elle a rêvé et vu la lumière de la nuit. 
Au matin, Aurore au bord idéal, lui révèle le secret du soleil d’hiver.


La banquise molle

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Les machines dures, la banquise amarrée, le bleu du froid fondent sous le soleil en émoi.


Retour à la mare bleue

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Un souvenir, fugitif, irréel, à la pêche, au mois de novembre. Il fait froid.
 Mais le bleu de l’eau, du gros pull dont on m’a affublé et du paquet de gauloises du pêcheur me consolent.
 Ce lieu n’existe plus et est devenu ainsi un souvenir pur.


Tournemine 100x80

Une plage dans les Côtes d’Armor. La mer s’en va et revient chaque fois plus insistante.
 La petite maison s’en est allée, avalée par le sable de la dune enfuie. 
Une amie y a abandonné un premier amour confus.


Carrière rouge

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Strates géologiques, coupes telluriques, plissements hercyniens, géographies rêvées.
 Souvent, en voyage, on ne regarde que la surface des choses, que la couche primaire faite d’humus certes mais plutôt en fait de restes civilisationnels et de déchets humains. Fouillons !


Au-delà des cimes

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Tout en haut du col, tout d’un coup, on se sent envahi de langueur, d’un infini sentiment de grandeur. 
On a alors peur de soi.


Bretagne céleste

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La petite maison dans les rochers se réveille au milieu des flots changeants.
 Le ciel et la terre unis, déshabitués de leur lent désenchantement, se marient à la mer.
 Enfin, les êtres humains convaincus s’abandonnent à la contemplation de la Nature.