Peintures fines 2021 Prochaîne exposition Herberie de Coulaines (Sarthe) du 3 au 28 novembre 2021 vernissage le 4 novembre 18h30

 

Étang calmé

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acrylique sur papier marouflé sur toile

 

Calme Ophélie, disparue sous les nymphéas,  rejoint les nymphes et sommeille, seule et affamée. Narcisse, complètement fou d’elle et de lui-même, s’oublie et perce la surface de sa peau diaphane.


Étang brouillé

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acrylique sur papier marouflé sur toile

Le temps s’étend au-delà de l’étrange étang brouillé de songes ophéliques. Tant et pis que sa vue d’âne embuée de larmes d’Éros se fige et hennit.

 

 

Étang nymphé

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acrylique sur papier marouflé sur toile

Les naïades, les ondines, les oréades et les sirènes sombrent dans l’éternité oblique de la fin des temps. L’étang se vide de toute substance et retrouve la joie de la machine molle. Un accord de lyre détermine le son d’âge intime et fade.

 
 
   

 

Mars oublié

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acrylique sur toile

Perdu au milieu de rien, seul au centre de l’univers, le territoire cherche sa marque, sa ligne, sa trace sur la voie universelle. 

Enfin, l’architecture joue sa carte maîtresse : ah, c’est beau l’amour !

 

 

Crème glacée

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acrylique sur toile

La chantilly s’est effondrée, alors ils sont partis, le long de la plage, compter les dauphins échoués. En revenant, au cours d’un monologue indécis, il lui a dit de ne pas retourner au village. La mort s’y était installée et s’y était endormie enivrée de mauvais vin. Les nuages n’étant pas d’accord, elle brisa la frêle harmonie.


 

Arz en ordre de bataille

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acrylique sur toile

Les blés muris sous un soleil de plomb voient passer les soldats de ma garde baïonnettes dressées. Les herbes folles de leur corps assagis de l’hiver réclament le sang des tyrans. Aux arbres ! semble crier la morne plaine aux faibles collines.


 

Arz boréale

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acrylique sur toile

Enfin idéale, le nuit sidérale aborde l’île enchanteresse. Le jour confondu avec lui-même se retranche sous la terre. La mer, amère maternité féconde, lèche la côte de l’Eve indécise : parler, dire ou écrire la fin.


 

Arz au firmament

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acrylique sur toile

L’île au soir, s’endort seule au milieu de l’agitation continentale. A perte de vue, les étoiles confondues aux astres, appellent leurs mamans, chasseresses nocturnes, parties dans les galaxies annexes. Cette nuit, Orion est leur proie symbolique. Le diable ne leur court plus après, elles lui ont rogné les ergots.